
Sujet n°10953 créé le 08/04/2008 à 11:57 par Tagne - Vu 10088 fois par 1736 utilisateurs

Baje a dit :
Regarde l'auteur du roman. Mais c'est une blague pourrie. (Mais c'est une blague).
Regarde l'auteur du roman. Mais c'est une blague pourrie. (Mais c'est une blague).


C'est trop dingue. Les acteurs sont excellents (j'ai beaucoup aimé voir le neveu du port de The Wire dans le rôle du gars qui l'ouvre toujours pour dire tout haut ce que tout le monde pense tout bas) et même si j'ai moins kiffé le scénario vers la fin, l'ensemble est quand même grandiose.

Un grand merci aux sous-titreurs, parce que, bordel de merde, c'est vraiment pas facile du tout à traduire ces dialogues remplis d'argots et de références dans tous les sens.


A2 a dit :
y aura-t-il une suite aux 7 épisodes ?
y aura-t-il une suite aux 7 épisodes ?

--
La seule certitude de la vie, c'est la mort.
Courage, soyons heureux !
La seule certitude de la vie, c'est la mort.
Courage, soyons heureux !

J'ai fini cette mini-série hier et je tiens à la conseiller très fortement à tous ceux qui l'ont pas encore vue. C'est, une fois de plus, du grand art ce que Simon et Burns nous proposent !

Scénario, mise en scène, interprétation, musique (très limitée, mais ça ne fait que renforcer l'effet "docu")... tout est maitrisé à la perfection.

Comme c'était déjà le cas avec The Wire, cette mini-série fait réfléchir et exige une grande concentration. Le nombre de persos est très grand et c'est difficile dans un premier temps de les identifier avec justesse (difficulté supplémentaire par rapport à The Wire : les uniformes qui font que tous les persos se ressemblent dans leur apparence).

Comme l'a très justement signalé patchulo dans un autre topic, l'humour est également très présent et fait mouche à chaque fois. Certains persos comme Ray (James Ransone, l'inoubliable Ziggy Sobotka dans la saison 2 de The Wire) en sont le meilleur exemple, mais également certaines situations de la guerre en elle-même, tournées à la dérision, nous donnent droit à des moments d'humour noir assez jouissifs.

Ceux qui connaissent déjà le travail de Simon et Burns s'attendront à une critique du pouvoir politique et militaire américain et ils ne seront pas déçus... incompétence de certains officiers, manque de ravitaillement des troupes, dysfonctionnements de la hiérarchie, course aux médailles au détriment de la prise de décisions correctes, mauvaise organisation de l'invasion et de l'occupation qui s'en est suivie, gâchette facile de certains soldats...

La sensation de réalisme (même si, comme signalé plus haut, on pourra jamais l'évaluer réellement) est stupéfiante et m'a souvent rappelé The Wire, mais surtout The Corner, car ça fait très documentaire dans le style. Le fait que la guerre soit suivie du point de vue des soldats doit y être pour quelque chose et c'est finalement un très bon choix, alors qu'ils auraient pu choisir le point de vue du journaliste qui a écrit le livre sur lequel la série s'est inspirée, par exemple.

--
"Yo soy algo bohemio
no me gusta trabajar
y prefiero descansar
a cambio de perder el tiempo"
La Tabaré
"Yo soy algo bohemio
no me gusta trabajar
y prefiero descansar
a cambio de perder el tiempo"
La Tabaré
Liste des sujets \ Generation Kill
L'envoi de messages anonymes est désactivé. Veuillez vous connecter pour poster un message :